À 15 min de Poitiers, un château du 19e s. en partie IMH et fondé au Moyen Âge,
avec ses dépendances en hameau et son parc de 22 ha
Poitiers, VIENNE poitou-charentes 86000 FR

The online English translation will soon be available.

Location

Dans le nord de la région Nouvelle-Aquitaine, au sein du département de la Vienne, à environ 15 km de Poitiers, le château prend place dans un village dynamique où sont réunis commerces et services de première nécessité, ainsi que d’un marché hebdomadaire. La gare TGV de Poitiers, accessible en une vingtaine de minutes, permet de rejoindre Paris en 1 h 20, Bordeaux en 1 h et l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle en environ 2 h 30.

Description

Accessible par plusieurs portails, la propriété est dissimulée derrière de hauts murs et la frondaison d’arbres anciens. Depuis l’entrée principale, le château apparaît progressivement, au travers d’un alignement de platanes. L’édifice témoigne de plusieurs campagnes de construction. De l’époque médiévale, subsiste un ancien donjon remanié au 14e s. inscrit IMH. Avec un plan équilibré, sa façade est rythmée par de larges baies et des lucarnes. La toiture est en ardoise et les murs sont enduits avec des chaînages d'angle en pierre apparente. Les principaux agrandissements datent de la Renaissance mais c'est au 19e s. que les plus importantes transformations sont réalisées. Échauguettes, lucarnes, larges baies et pinacles traduisent ces différentes périodes. Ainsi, en 1356, lors de la guerre de Cent Ans, Jean II le Bon y aurait fait halte au moment de la bataille de Maupertuis. Plus tard, Louis XIV y aurait séjourné en route vers Saint-Jean-de-Luz pour son mariage avec Marie-Thérèse d'Autriche. Sur les garde-corps des fenêtres hautes figure une devise en latin : « Paix à cette maison ». À l’ouest, une terrasse bordée de colonnes est prolongée par une pergola et une fontaine placée sur la pelouse. Les dépendances, à distance du château, forment un ensemble aux usages variés. Le tout est entouré par le parc, les bois, les prairies et le verger.

Le château

Le rez-de-chaussée
Sa façade orientale présente trois accès distincts : l’un ouvre sur la tour d’escalier, inscrite IMH, les deux autres mènent aux entrées principale et de service. L'entrée, carrelée, commande un imposant escalier de pierre au garde-corps en fer forgé. Elle distribue également trois pièces : une salle à manger, une salle de séjour et un couloir. Le corridor est rythmé par une série de casiers autrefois destinés aux chasseurs, puis utilisés par les sœurs lorsque le château abritait une communauté bénédictine jusqu’aux années 2000. La salle de séjour, largement ouverte sur le jardin par de nombreuses baies et portes-fenêtres, conserve un sol en carrelage du 19e s., une cheminée en marbre et des boiseries. Elle accède aussi à plusieurs espaces de service : une buanderie, en lien avec une remise et un escalier supplémentaire, des toilettes ainsi qu’une pièce de dimensions plus réduites. La petite salle à manger, dont le plafond à caissons est peint aux armes de la famille Beauchamp — à l’origine des transformations du château au 19e s. — et équipée d’une cheminée en pierre, communique avec l’entrée de service. Celle-ci ouvre vers des cuisines, organisées en deux pièces, avec un accès vers l’extérieur et vers un second escalier, antérieur au principal, logé dans une tour du 14e s. L’escalier en pierre, tournant à retour avec jour, dessert également une arrière-cuisine avec toilettes ainsi qu’un accès à une troisième cave.

Le premier étage
En haut d’un escalier en pierre bordé d'une rampe d'appui en fer forgé, un palier, puis une antichambre commandent deux salons et une bibliothèque, avec boiseries et cheminées en marbre blanc. À l’opposé de l'escalier, une porte ouvre sur un couloir qui distribue trois chambres, chacune associée à une salle de bains et des toilettes. Là encore, de nombreuses boiseries contrastent avec des cheminées en marbre. Le sol de tout le niveau est parqueté, à l’exception de la plus grande des chambres, où le sol est pavé d’un carrelage armorié.

Le deuxième étage
Accessible par l'escalier principal, un palier distribue d'un côté, trois chambres, une salle de bains et des toilettes indépendantes ; de l'autre, un couloir qui dessert trois chambres avec leur salle de bains commune et des toilettes. L’ensemble du niveau est parqueté à l’exception d’une des chambres, dallée d’un carrelage du 19e s.

Le troisième étage
Également accessible par l’escalier principal, un palier conduit, d’un côté, une chambre double, deux autres chambres, une salle de bains et des toilettes indépendantes. De l’autre côté, un couloir dessert deux chambres communicantes reliées par un petit salon, une salle de bains avec toilettes, ainsi qu’un appartement avec deux chambres, un salon et une salle de bains qui intègre des toilettes. Une porte dérobée permet d'accéder aux combles. Les sols sont en carreaux de ciment, à l’exception d’une chambre et d’une salle de bains parquetées.

L'ancien donjon

Élément IMH du château, relié au corps principal, il a été remanié intérieurement et abrite désormais un escalier en vis en pierre. Sa décoration, inspirée du registre médiéval, date de 1906. Une inscription court le long d’un mur : « Ce que Dieu veut, ne devienne failli / Toujours fidèle ». Au rez-de-chaussée, deux portes ouvrent respectivement vers l’extérieur et les cuisines. L’escalier dessert l’ensemble des niveaux.

La tribune seigneuriale

Fondée au 10e s., l’église du village fut remaniée au 12e s., avant d’être entièrement reconstruite après la Révolution. Une première campagne de travaux fut engagée en 1883, d’après les plans de Cazeaux, architecte de la Ville de Paris et disciple d’Eugène Viollet-le-Duc, puis poursuivie par des architectes régionaux. Propriétaire du château, la famille Beauchamp participe au financement de l’ensemble et fait édifier une tribune seigneuriale attenante à l’église. Celle-ci est accessible de manière privative depuis le jardin du château, par un escalier dédié. Un vitrail aux armes de la famille y a été réalisé.

La salle de réception

Elle a été aménagée dans une ancienne remise du domaine du 19e s., établie sur deux niveaux. Les murs extérieurs sont enduits et des plaques en fibro-ciment couvrent la toiture. Avec ses 230 m² environ, son chauffage central et ses grandes baies sur trois côtés, une salle en rez-de-chaussée peut accueillir 200 personnes assises confortablement. La pièce jouxte des toilettes et une cuisine semi-professionnelle avec accès direct depuis la rue. Au premier étage, subsistent quelques pièces mais la majeure partie reste à aménager. La salle n’ayant pas été exploitée ces dernières années, une vérification des normes en vigueur sera à envisager.

Le gîte

Une petite maison, aux murs enduits et sous toiture de plaques de fibro-ciment, est élevée de deux niveaux. Elle a été aménagée en hébergement d’accueil d’environ 90 m². Le rez-de-chaussée, de près de 70 m², comprend une salle de séjour, une cuisine, une chambre et une salle de bains. À l’étage, se trouvent deux chambres de quelque 20 m² chacune.

Le chai

Le domaine produisait son propre vin au 19e s., comme en témoigne le bâtiment d’environ 700 m² répartis sur deux niveaux. Les éléments conservés — pressoirs, cuves en brique et en béton — indiquent une production d’ampleur. Le rez-de-chaussée se divise entre ces anciens équipements et un atelier d’environ 100 m². Un escalier en acier conduit à l’étage, dont une partie est utilisée en grenier, tandis que l’autre a été aménagée en appartement d’amis qui comprend trois chambres. Un escalier extérieur permet également d’y accéder. Les façades associent enduit et pierre apparente, sous une couverture en plaques de fibro-ciment.

L'orangerie

Elle a été plusieurs fois réagencée et a perdu sa fonction originelle depuis longtemps. Aujourd’hui, au rez-de-chaussée, un appartement a été aménagé avec un plan ouvert qui comporte une grande salle de séjour, une cuisine, une salle de bains et deux chambres. Le premier étage reste aménageable.

L'ancien bâtiment du personnel

D’une surface d’environ 230 m² au sol, élevé d’un étage, il était destiné aux équipes du domaine. Le rez-de-chaussée abrite notamment une chaufferie, une cuve à fioul de 6 000 L, un poste de transformation électrique ainsi qu’un compteur. Les autres espaces, aujourd’hui peu utilisés, nécessitent pour partie des travaux de remise en état. Les façades sont enduites et la toiture est couverte de plaques en fibro-ciment.

Le parc et les bois

Les 22 hectares de terrain forment un ensemble qui isole la propriété de son environnement immédiat. Au sud du château, une double allée de platanes s’étire sur près de 300 m, ponctuée d’un bassin circulaire. Au nord, un ancien verger et un potager prennent place, accompagnés d’une longue serre adossée au mur d’enceinte ainsi que d’un bassin. De grands sujets — cèdres du Liban, séquoias, conifères et chênes — structurent le paysage. Une percée de plus de 500 m s’ouvre dans le prolongement, jalonnée en son centre d’un petit plan d’eau et d’une statue en pierre de Jeanne d’Arc, haute d’environ 3 m. Un autre étang, destiné à la régulation hydraulique, est entretenu par la commune. Sur les cinq puits recensés, un seul semble encore en fonction. Plus loin, des prairies et un verger de poiriers et de pommiers marquent le bout de la propriété.

Our opinion

Silhouette élégante dissimulée au milieu de la nature, héritière de plusieurs siècles d’histoire, la propriété – derrière ses façades rythmées et son parc structuré – conserve une atmosphère singulière, marquée par une certaine sobriété, sans doute héritée de son occupation religieuse récente. Les volumes sont vastes, la distribution claire, les décors encore bien présents, comme les plafonds à caissons, cheminées et autres sols anciens, mais l’ensemble appelle aujourd’hui une redéfinition des usages. Une base architecturale solide, au caractère affirmé, qui aide à envisager de nombreuses perspectives professionnelles ou familiales, notamment grâce aux nombreuses dépendances. Un lieu dont le potentiel se révèle pleinement à qui saura en réinterpréter les codes et lui redonner chaleur et présence.

Exclusive sale

2 833 000 €
Fees at the Vendor’s expense


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Reference 866305

Land registry surface area 22 ha 91 a 11 ca
Main building floor area 900 m²
Number of bedrooms 15
Outbuildings floor area 2110 m²
including refurbished area 670 m²

French Energy Performance Diagnosis


Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Jérôme Broun +33 1 42 84 80 85

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NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.

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