Un moulin de 1850, transformé en propriété d'agrément de 1500 m²,
ses dépendances et son parc de 4 ha bordés d’une rivière à 1h de Paris
Saint-Cyr-sous-Dourdan, ESSONNE ile-de-france 91410 FR

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Location

En région Île-de-France, la demeure se trouve à environ 40 km au sud-ouest de Paris, dans le département de l’Essonne, proche des Yvelines et de l’Eure-et-Loir. Le village, attesté dès 1218, est limitrophe d’une commune, cadre de vie privilégié, de fondation royale, qui est considérée comme le « berceau de la maison de France ». Celle-ci dispose de l’ensemble des services et commerces de proximité. Une gare permet de se rendre à Paris en 35 min grâce à deux TER journaliers, matin et soir. L’aéroport international d’Orly est situé́ à 50 min. Quant à la propriété, elle est proche des autoroutes A10 et A11 et de la route nationale N20 ainsi que de la Francilienne.

Description

Devant un miroir d’eau, qui produit par le jeu du reflet une vision inversée de l'édifice, se dresse le moulin, dont l’origine remonte à 1512. Sans doute modifié et reconstruit au 17e s. comme en attestent les bâtiments en L, la demeure actuelle s’élève en face d’un château qui faisait partie d’un ancien domaine plus ample. Reconstruite au milieu du 19e s. sur l’emplacement de deux anciens moulins, elle a été restaurée entre 2002 et 2010. Flanquée de deux pavillons à travée unique, elle compte quatre étages. Le rez-de-chaussée et le quatrième étage sont isolés par un bandeau. La principale décoration est constituée par le motif des bois : des huisseries dormantes à croisillons rayonnant au tympan des fenêtres et des garde-corps en croix de saint André aux premier et quatrième étages des pavillons, ainsi que des consoles ouvragées qui supportent les toits des mêmes pavillons. L’élévation remarquable — de quatre niveaux — ainsi que la volumétrie carrée, presque palatiale, surprennent autant qu’elles suscitent l’admiration. Sa régularité architecturale lui donne une allure italianisante, celle des entrepôts nobles qui jalonnent la Lombardie ou la Vénétie. Les baies — portes et fenêtres — sont surmontées d’arcs de plein cintre à claveaux de brique peinte. Réparties avec une rigueur toute classique, elles rythment chaque étage d’un motif chaleureux et répété. C’est la signature incontestable du style meulier du Second Empire, qui s’apparente à celui d’autres moulins des environs, et souligne de cette manière le caractère architectural majeur de l’époque dans la région.

Le moulin

Le rez-de-chaussée
L’accès au moulin se fait dans la cour par une porte dérobée après quelques marches. L’entrée, avec son sol carrelé, ses murs peints et ses poutres apparentes, s’étend sur l’ensemble du niveau. Au nord, elle s’ouvre sur deux pièces : la première, qui est à usage de buanderie et la seconde, de local technique — pour le chauffage et les réseaux, entre autres. Au milieu de la pièce se dissimule une autre buanderie. Au sud de l’entrée, une salle dévoile l’ancienne machinerie, laissant ainsi entrevoir l’accès vers la roue et la chute d’eau. En annexe se trouve une cave à vin climatisée.
Enfin, une cage d’escalier et un ascenseur desservent tous les niveaux.

Le premier étage
Sous une remarquable charpente, il s’étend en un plateau de vie d’une ampleur inattendue. La structure meunière est ici magnifiée. Les fenêtres en plein cintre, creusées dans des murs massifs, découpent la lumière comme autant de tableaux sur le parc, jouant avec les ombres portées de l’ossature dans un clair-obscur digne d’un intérieur flamand. Au centre, la pièce s’élève en une double hauteur vertigineuse. Passé l’ascenseur et l’escalier en métal se tient une vaste cuisine. Longue, ample, elle est baignée d’une lumière dorée que les deux baies en arc de cercle, fidèles à l’architecture meunière de la façade, dispensent. La charpente, avec ses solives foncées et ses chevrons bruts, couvre l’espace. Les éléments structuraux de caractère ancrent le niveau dans l’époque de sa vocation première, de lieu de production.

Le deuxième étage
Il s’étend sur environ 305 m². Sur toute la largeur du moulin, la mezzanine, avec son parquet, visible depuis le salon se compose en grande partie un espace consacré aux livres. Des milliers de volumes classés, rangés, alignés sur des meubles en bois qui courent d’un pilier à l’autre, sans interruption, tout comme dans les grandes bibliothèques monastiques ou celles des collèges oxoniens. La charpente ancienne est ici encore présente, ses solives se poursuivant au-dessus des rayonnages comme autant de nervures d’une voûte gothique. Au centre de la pièce, l’espace apporte ce que peu de demeures procurent : une vue plongeante depuis la bibliothèque sur le salon situé en contrebas. Aux extrémités du niveau se trouvent quatre chambres accompagnées d’une salle de bains.

Le troisième étage
D’une surface comparable aux autres niveaux, il s’ouvre sur un espace de transition, couvert d'un parquet. À droite, deux bibliothèques donnent sur une pièce par l’intermédiaire d’une arche en plein cintre. Dans la même configuration qu'à l'étage inférieur, quatre chambres se succèdent ainsi qu’une salle de bains. Leur disposition en enfilade démontre la grande capacité d’accueil de la demeure : de nombreux espaces de nuit, un plancher blond, une abondante luminosité, le moulin affirme sa fonction de lieu de réception. Le centre du niveau, ceint de murs et de baies en plein cintre, dans une parfaite maîtrise du jeu des perspectives, s’ouvre sur le vide de la salle de séjour. Enfin s'ajoutent un sauna et une lingerie.

Le quatrième étage
Il s’y dévoile une architecture vernaculaire d’une rare puissance. La charpente monumentale en chêne impose son rythme séculaire. Les chevrons serrés et les pannes massives dessinent une géométrie régulière. L’espace, vaste et fluide, est baigné d’une lumière latérale qui vient jouer avec les ombres des bois anciens. La distribution laisse deviner un usage de stockage, où des rideaux de toile font office de cloisons légères et préservent le volume originel ainsi que la perspective de la nef. Enfin, à l’extrémité, passé l’arase des murs, se donne à voir une dernière pièce de vie tapie au sein de la structure, celle d’un cabinet d’érudit où les fenêtres en plein cintre ouvrent sur le paysage extérieur.

Les dépendances

Elles se composent en premier lieu, en miroir du moulin, de bâtiments d’environ 200 m² qui se déploient en L autour d’une vaste cour. Au-delà, le cours d’eau ceinture la propriété et reflète la masse des toitures et les frondaisons des grands arbres séculaires. La structure en L est rythmée par une série de préaux et d’ouvertures. Ces vides créent des transparences subtiles, laissant entrevoir le jardin et l’eau derrière les bâtiments. Les anciennes granges ont conservé leurs grandes portes. Une lucarne en brique en saillie de la toiture rappelle l’usage ancien des greniers à foin, elle adopte la même composition que celles des baies du moulin.
Un peu plus loin, le long du cours d’eau, se dresse une maison en meulière d'environ 160 m² qui est en attente d’un projet de réhabilitation.

Le parc

La vaste pièce d’eau à l’entrée du moulin révèle l’élément liquide qui est maître, vestige de l'activité meunière ancienne, où l’ingénierie hydraulique s’est effacée au profit d’un pur agrément paysager.
Le parc s’articule autour de la rivière détournée et de ses biefs. Un canal aux berges engazonnées trace une perspective linéaire qui forme un miroir où viennent se refléter les façades de pierre et les grands arbres.
Les silhouettes élancées des peupliers, des frênes, des cèdres et des saules ponctuent l'espace et s’achèvent aux confins du domaine par une petite cascade bouillonnante dont le murmure permanent constitue la signature sonore du domaine.

Our opinion

Édifice du 19e s. par excellence, le moulin d’environ 1500 m², fragment d’histoire hydraulique et paysagère et véritable cathédrale de pierre et de bois, apporte une liberté de projection presque sans limite, un terrain d’expression privilégié pour un amateur d’architecture qui saura magnifier la dualité entre la rusticité des matériaux anciens et le confort contemporain.
Au surplus, les dépendances, avec les communs de près de 200 m² et la maison de 160 m², rendent possible une modularité indispensable, permettant de dissocier la vie privée de l’activité professionnelle, ou d’envisager une structure d’accueil d’amis et de famille en toute indépendance.
Enfin, le parc de 4 ha procure à la demeure un cadre hors du temps. La présence du grand étang et des biefs privatifs donne au domaine une aura de forteresse aquatique.

5 000 000 €
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Reference 495658

Land registry surface area 4 ha
Number of bedrooms 5
Elevator 1

Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Clément Candon-Schirm +33 1 42 84 80 85

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NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.