Proche de la baie de Somme, un château du 17e s., inscrit MH,
prolongé par un parc avec dépendances, bois et verger
Abbeville, SOMME picardy 80100 FR

The online English translation will soon be available.

Location

En pleine campagne, mais proche de la mer, le château se trouve au sein d’un hameau dans un environnement rural intact. Le village, marqué par une histoire ancienne, conserve plusieurs édifices patrimoniaux, dont une église à pans de bois des 15e et 16e s.
Le site se caractérise par un panorama de plaines ouvertes et de petits vallons avec un bourg à quelques kilomètres pour les achats du quotidien. Amiens est à une trentaine de kilomètres, tandis qu’Abbeville est accessible en vingt minutes. La baie de Somme, reconnue pour la diversité de sa faune, se rejoint en une quarantaine de minutes.
Le château s’inscrit dans un territoire chargé d’histoire, longtemps situé sur un axe stratégique entre Paris et les Flandres, aujourd’hui apprécié pour son calme et la qualité de ses paysages.

Description

Loin de tout regard et légèrement en hauteur, le château à l’architecture classique, campé à la lisière d’une forêt, surplombe un paysage de champs et de garenne, par-delà les toits du hameau. Tout autour, un jardin champêtre composé d’étendues de gazon et d’arbres d’agrément forme un cadre végétal.
Un pigeonnier du 15e s., intégralement restauré, se dresse sur la pelouse principale avec sa silhouette polygonale.
Plusieurs dépendances s’ajoutent au domaine : des communs adjacents prolongent la demeure, et au fond du parc, en contrebas sont implantés une ancienne ferme, aujourd’hui transformée en distillerie ainsi qu’une maison de gardien qui permet une occupation distincte.
Le parc, d’environ 3 ha, entoure les bâtiments. Il comprend de vastes pelouses suivies d’un verger, planté essentiellement de pommiers, et d’une partie boisée.

Le château

Inscrit au titre des monuments historiques, il trouve son origine dans une seigneurie médiévale du 13e s., encore perceptible dans certaines parties conservées. L’édifice est ensuite enrichi au 15e s et devient un manoir à pans de bois et torchis, dont subsistent aujourd’hui quelques éléments caractéristiques. Il est transformé en château au 17e s. par l’adjonction d’une façade en brique et en pierre, qui marque une évolution vers une architecture classique.
Les aménagements successifs des 17e et 18e s. ont embelli le bâtiment par l’apport de boiseries, de décors intérieurs et de nouveaux volumes. Ils ont respecté la structure d’origine. La superposition des différentes époques donne au lieu une lecture architecturale singulière.
L’accès s’effectue par une grille en fer forgé ouvragée, flanquée de piliers en brique, ouverte sur une cour couverte de gravier. La façade est divisée par des travées que rythment symétriquement de hautes fenêtres, bordées de chaînages en pierre. Le corps principal, légèrement saillant, s’étend par une aile plus basse et par un bâtiment accolé au pignon. Celui-ci accueille un logement indépendant. Le château est surmonté d’une toiture en ardoise à forte pente et percée de lucarnes.
Il se compose de quatre chambres, de deux salons et d’une salle à manger. Plusieurs autres pièces qui restent à aménager s’ajoutent à l’ensemble.

Le rez-de-chaussée
Accessible par un perron, l’entrée se fait par une porte vitrée dont l’encadrement en pierre est surmonté d’une coquille Saint-Jacques sculptée. Elle ouvre sur un vestibule d’une importante hauteur sous plafond avec un sol en damier noir et blanc, qui conserve aux murs ses pans de bois visibles. Un escalier d’époque Louis XIII en bois, aux marches basses, s’y élève vers les étages.
À gauche se trouve un premier salon qui bénéficie d’une lumière traversante. Une cheminée en marbre, des murs lambrissés du 18e s. aux moulures rechampies et un plafond à poutres apparentes apportent beaucoup d’allure. Certaines solives portent encore les traces d’armoiries bûchées à la Révolution.
Dans son prolongement se situe la partie la plus ancienne du château, aujourd’hui aménagée en cuisine. La section correspond au logis d’origine du 13e s. sous lequel se trouvaient les cachots, désormais utilisés comme cave. Les murs de brique et de pierre, les voûtes et les anciennes ouvertures y ont été conservés. Une intervention plus récente a introduit une touche de modernité avec l’ajout d’une longue baie vitrée qui donne sur le parc et apporte une abondante luminosité à la pièce. Le sol est dallé de carreaux de ciment aux motifs géométriques.
Dans l’aile gauche, un petit salon s’organise autour d’une vaste cheminée en brique prolongée par une porte en bois plein. L’accès à la cuisine s’effectue par une entrée dérobée, formée de portes de placard. Celle-ci abrite un ancien four à pain et un poêle, installés dans le foyer. Le plafond est à poutres apparentes et le sol est en tomettes de forme carrée. La pièce communique avec une autre, plus rustique, aux murs de brique, qui reste à exploiter, dans laquelle se trouve un passage vers une cave médiévale.
À droite de l’entrée, la salle à manger se déploie autour d’une majestueuse cheminée au manteau en pierre et brique qui garde encore les percements des antiques broches à rôtir. Celle-ci profite, elle aussi, d’une lumière traversante et conserve son plafond à la française ainsi que des murs à pans de bois et torchis. Le sol est en parquet droit ancien.
La salle à manger communique avec un appartement aménagé dans l’aile droite du château, qui est également accessible depuis l’extérieur, ce qui en fait un logement indépendant. Celui-ci comprend une grande salle avec une cuisine, une cheminée en brique et un sol en tomettes, puis à l’étage, une vaste chambre en mezzanine sous combles avec une salle de bains.

Le premier étage
Un escalier en bois, à larges marches, balustres tournés et rampe moulurée, conduit au premier étage. Il débouche sur un palier qui distribue l’ensemble des pièces.
Des lambris de soubassement et des papiers peints anciens habillent les murs d’une première chambre avec une alcôve ouverte et une cheminée en marbre. La pièce, au plafond à solives peintes et au parquet à lames larges, est rendue très lumineuse par ses deux grandes fenêtres. Elle est prolongée par une salle de bains attenante.
Une seconde chambre compte une cheminée au manteau mouluré, intégrée à des boiseries de toute hauteur qui comportent des panneaux décoratifs. Un trumeau sculpté souligne l’axe de la pièce tandis que deux alcôves se trouvent de part et d’autre de la porte. Le plafond à poutres apparentes est peint et le sol est en parquet ancien à larges lames. La salle de bains, dans le prolongement, permet de communiquer avec une troisième pièce de nuit. Celle-ci, plus simple, dispose d’une cheminée surmontée elle aussi d’un trumeau. Les murs conservent leurs papiers peints anciens. Une fenêtre à petits carreaux éclaire la pièce. Le sol est couvert d’un parquet ancien sur une base de briques. Des surfaces complémentaires au même niveau augurent de possibles extensions ou de réorganisation de l’étage.

Le second étage
Un troisième niveau, accessible sous les combles, occupe toute la superficie du château. Il se déploie sous une charpente apparente composée de bois anciens de grande dimension, reflets de la structure d’origine. L’espace, actuellement utilisé comme grenier, reste à aménager et dispose d’un potentiel d’extension significatif.

Les dépendances

Le château est prolongé par des communs, utilisés comme espaces de stockage. Un chemin sillonne au milieu du parc qui permet de rejoindre directement le corps de ferme et la maison de gardien, qui peut être occupée indépendamment.
Une distillerie est installée dans les anciens bâtiments agricoles. Elle se compose de deux zones distinctes : une première pièce consacrée à la production, équipée d’un alambic et de cuves, et une seconde aménagée pour l’accueil et la dégustation. D’autres constructions cernent la distillerie. Elles s’organisent autour d’une cour et apportent des volumes complémentaires, adaptés à des usages variés.

Le parc

Il couvre environ 3 ha qui se déploient autour des bâtiments, répartis en plusieurs espaces. Un verger planté de pommiers et de poiriers occupe une partie du terrain. Il est prolongé par des pelouses et une étendue boisée, plus dense, qui se trouve en lisière de propriété et forme un écran naturel. Le parc bénéficie d’un cadre varié, ouvert sur la campagne environnante. À proximité du château, un pigeonnier octogonal, coiffé d’une toiture conique, constitue un élément singulier.

Our opinion

Un château qui s’adresse à des amateurs d’histoire, attentifs à son évolution et aux éléments anciens encore en place. Des travaux de rénovation importants — toiture, espaces sanitaires — ont déjà été effectués. Ils pourront être repris afin de poursuivre la mise en valeur du domaine, tout en apportant un niveau de confort adapté à un usage contemporain. La configuration des lieux permet d’envisager différents aménagements, avec une organisation qui se prête à une occupation familiale ou à un projet d’accueil. Les dépendances et la distillerie comportent des possibilités complémentaires. Elles peuvent être maintenues ou ajustées selon les besoins. Un lieu qui s’inscrit dans une continuité historique, à préserver et à accompagner dans le temps.

Exclusive sale

778 000 €
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Reference 676575

Land registry surface area 2 ha
Main building floor area 410 m²
Number of bedrooms 4

Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Jérôme Ferchaud +33 1 42 84 80 85

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