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Location
Dans un village de moins de 200 âmes du sud-ouest de l'Aube, quelques maisons en pierre et à pans de bois, des toitures de tuiles aux teintes patinées, un lavoir, et le silence d'une campagne ouverte composent un paysage d'une simplicité presque intemporelle.
Pourtant, derrière cette apparente modestie se cache une histoire d'une portée exceptionnelle. Au 14ᵉ s., l'un des plus illustres chevaliers du royaume de France fit édifier une collégiale destinée à abriter une relique qui deviendra l'une des plus célèbres de la chrétienté : le Saint Suaire. Durant plusieurs décennies, les pèlerins affluèrent vers ce petit village champenois, avant que la relique ne poursuive son voyage vers Chambéry, puis Turin. La collégiale, disparue à la Révolution, a laissé peu de traces visibles, mais son souvenir demeure profondément inscrit dans la mémoire des lieux.
Le centre de Troyes se situe à 25 min au nord-est de la commune, et le parc naturel régional de la Forêt d'Orient à 20 min.
Description
Face à cet ensemble et accessible par un pont, se découvre la villa, au milieu du parc, enherbé et arboré. En retour d'équerre, deux pavillons en craie se font face, probablement antérieurs à la construction de la villa.
À gauche, le premier bâtiment est coiffé d'une toiture à forte pente en tuiles anciennes. Une lucarne à fronton triangulaire anime la couverture tandis qu'une haute souche de cheminée en briques rythme la ligne du faîtage. Les façades, sobres, font alterner pierres apparentes et enduit, soulignées par un décor de treillage qui laisse imaginer une glycine ou des rosiers grimpants venant adoucir les volumes. Élevée de deux niveaux, la petite construction compte quatre pièces d'une vingtaine de mètres carrés chacune, outre l'entrée. L'intérieur est entièrement à rénover.
Face au premier logis, la demeure affirme une présence plus importante. Plus haute et plus élancée, elle reprend les mêmes matériaux : pierres calcaires pour l'appareillage des façades, briques de chaînage et tuiles plates pour les divers toits. Dissimulée derrière de grands arbres qui la révèlent progressivement et vraisemblablement édifiée à la charnière des 19ᵉ s. et 20ᵉ s., elle se caractérise par son architecture éclectique, mêlant des influences régionalistes alors en vogue : pans de bois décoratifs, hauts pignons élancés, lucarnes ouvragées et toiture aux fortes pentes composant une silhouette singulière. Les lucarnes, les bandeaux de briques et la porte centrale en bois massif rappellent pour leur part l'architecture de la Belle Époque. Haute de trois niveaux sur caves, la villa rassemble au rez-de-chaussée les pièces à vivre (un salon, une salle de séjour, et une cuisine, en sus d'une entrée et d'un bureau, notamment) tandis que les étages regroupent huit chambres et quatre salles de bain ou de douche, entre autres espaces de communication ou de rangement.
La demeure
La façade principale est précédée par une vaste terrasse que porte une galerie d'arcades en pierre avec un escalier central.Les façades combinent moellons de pierre, enduits clairs, briques de parement et éléments de charpente apparente, dont les tonalités chaudes soulignent les lignes architecturales.
Les nombreuses baies et les balcons témoignent d'une conception tournée vers la lumière et les vues sur le parc.
Le rez-de-chaussée
La porte d'entrée, à deux vantaux en chêne, s'ouvre dans un hall au sol revêtu de parquet en chêne clair.
À sa droite, un bureau arbore une bibliothèque en chêne et un sol parqueté, du même bois. À sa gauche, se trouvent une cuisine intégrée aux meubles en chêne et au sol en granito, puis une arrière-cuisine.
À la suite de ces pièces, une salle à manger combine granito, boiseries d'appui et cheminée en bois du 19ᵉ s. peinte en rouge de style Empire, à décors de rinceaux et de palmettes en cuivre, surmontée par un trumeau qui intègre un miroir. Une porte-fenêtre s'ouvre sur la terrasse et ménage une vue remarquable sur la verdure de la propriété.
Dans le prolongement de l'entrée, enfin, se trouve un salon avec parquet en chêne clair et boiseries d'appui. La pièce, jouxtée par des toilettes, permet l'accès à la terrasse ainsi qu'au parc.
Le premier étage
L'escalier en chêne qui mène à ce niveau prend naissance dans le hall principal. Il débouche sur un palier qui distribue à sa gauche une chambre avec une cheminée en marbre gris, surmontée d'un trumeau à glace, et une salle d'eau avec des toilettes. Dans son prolongement, une chambre avec une cheminée à colonnes en marbre brun au trumeau sculpté possède une salle de bain. À sa droite, deux chambres se partagent une seconde pièce de bain.
Les sols à ce niveau sont revêtus de parquets posés à l'anglaise en chêne clair.
Le second étage
Il est commandé par un escalier en chêne du 19ᵉ s. qui part du palier du premier étage.
Il se compose dans sa moitié gauche d'une chambre avec une salle d'eau et un dégagement. Sa partie droite comporte quant à elle un espace de rangement, des toilettes et, dans le prolongement du palier, trois chambres, éclairées par des fenêtres en bois à petits carreaux et parquetées en chêne clair.
Les caves
Le niveau inférieur, d'une surface approximative de 170 m², est accessible depuis le hall par un escalier en bois et divisé en huit pièces.
Les dépendances
Les pavillons, qui jouxtent la villa, édifiés en craie et coiffés de toitures à la Mansart et à coyaux, sont composés d'un bâtiment d'environ 100 m² qui abrite le local chaufferie de la demeure principale et d'une seconde construction de deux niveaux comprenant quatre pièces à réhabiliter.Les autres dépendances – un bâtiment à usage d'habitation, une grange et un garage accolé à un espace de rangement – sont situées à l'entrée de la propriété.
Le petit logement
Il comprend quatre pièces précédées par une entrée. L'ensemble est à rénover.
La grange
Elle est d'une surface approximative de 80 m². Recouverte sur ses murs d'un enduit de couleur claire, elle est surmontée d'une charpente en chêne remarquable qui supporte une couverture en tuiles de pays.
Le garage
Élevées d'un seul niveau, sous une couverture en ardoise, ses façades sont couvertes d'un enduit. Il permet le stationnement de deux voitures et jouxte un local à usage de rangement, avec lequel il atteint une surface approximative de 60 m².
Le bâtiment de dépendances
Le dernier logis, d'environ 210 m², comprend une vaste pièce à usage d'habitation, une cuisine, une salle d'eau et des toilettes. La façade de cet ensemble, rythmée par un jeu de pans de bois, de briques et d'enduits à la chaux, révèle une architecture sobre et raffinée. Sous une toiture de petites tuiles anciennes, les colombages dessinent un décor géométrique d'une grande finesse. Les encadrements de fenêtre, soulignés de briques appareillées, les linteaux en bois sculptés de motifs en croix de Saint-André et la lucarne centrale donnent à l'édifice une personnalité singulière.
Le parc et la piscine
Face à la terrasse de la propriété, des arbres de diverses essences (séquoias, hêtre pourpre, hêtre pleureur), dont un chêne monumental de 300 ans, agrémentent l'espace principal du parc. Ses géants végétaux donnent au domaine son caractère et l'impression d'un fragment de nature préservée. Par ailleurs, ce dernier est partout enherbé et planté de nombreux arbustes et comprend sur l'un de ses côtés une piscine non chauffée, d'une surface d'environ 70 m², bordée par un ruisseau qui traverse une partie de la propriété.S'y trouvent également des arbres fruitiers, notamment cerisiers et poiriers, ainsi qu'une ancienne serre du 19ᵉ s. en fer forgé, d'une surface approximative de 60 m², implantée en retrait de la villa et à restaurer.
Le parc est avant tout un paysage. Il est le prolongement naturel de la villa, auquel il lui offre intimité et profondeur.
Our opinion
La propriété évoque ces maisons de campagne où l'on venait passer les beaux jours, loin de la ville, dans un environnement préservé à tous égards. Son architecture, son implantation dans un parc mature en font une résidence rare dans le paysage aubois. Nul ne s'attend à voir surgir, au cœur de la Champagne, une villa d'inspiration anglo-normande. Elle semble avoir quitté les rivages des coteaux du pays d'Auge pour venir s'établir, avec une parfaite désinvolture, parmi les vignobles et les maisons de pierre champenoises.
Le lieu sera idoine pour des amateurs de patrimoine désireux de redonner vie à une demeure dont les qualités architecturales restent intactes, tout en préservant l'esprit de l'élégante villa héritée de la Belle Époque.
1 595 000 €
Fees at the Vendor’s expense
Reference 894289
| Main building floor area | 383.84 m² |
| Outbuildings floor area | 350.00 m² |
| including refurbished area | 245.00 m² |
| Land registry surface area | 8 ha 73 a 78 ca |
| Including parkland | 70000 m² |
French Energy Performance Diagnosis
- Aube -
- Champagne-Ardenne -
- Grand Est -
- Lirey
NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.