En Côte-d'Or, dans la vallée de l'Ozerain, à proximité de Flavigny,
un moulin restauré du 18e s., ses dépendances et son terrain de plus de 5 ha
Dijon, COTE-D'OR burgundy 21000 FR

The online English translation will soon be available.

Location

Au pied de la cité médiévale de Flavigny-sur-Ozerain, dont les remparts se profilent au sommet de la colline voisine, le moulin est établi en bordure de village. Le territoire alentour concentre un patrimoine important : Alésia et son musée, l'abbaye de Fontenay, la forge de Buffon, le château de Bussy-Rabutin. À moins de 1 h, le parc national de Forêts déploie ses massifs de feuillus adaptés aux randonnées comme à la chasse à courre. La commune de Semur-en-Auxois, qui se trouve à environ 15 km, regroupe écoles, hôpital, commerces et restaurants. Dijon, capitale des ducs de Bourgogne, est à 55 km, Beaune à 80 km. La gare TGV de Montbard, à 25 min, place Paris à moins de 1 h de train. Par la route, Paris est à 2 h 20, Lyon à 3 h, Genève à 2 h 30.

Description

Accessible depuis le village ou la route départementale via deux chemins ruraux, la propriété descend vers l'Ozerain, dont le tracé a dicté l'orientation du moulin. Le bief et le sous-bief, aujourd'hui à sec et alimentés par le seul ruissellement des eaux de pluie, restituent la logique hydraulique du site. L'ensemble s'organise autour d'une cour, que le fournil et l'extrémité nord-ouest de la maison encadrent de part et d'autre d'un portail en bois. La grange, en retour d'équerre avec l'écurie et la bergerie, ferme la cour en contrebas. Dans le prolongement du logis principal, la grange, ouverte et à deux voûtes, relie la maison au pigeonnier. Au-delà de la cour, le terrain plonge vers un corridor de prairies et de landes, qui s'étire le long de l'Ozerain, sur plus de 5 ha. Le corps d'habitation déploie environ 260 m² habitables, répartis en deux logements indépendants. Une restauration approfondie à été conduite dans le respect des matériaux et des savoir-faire traditionnels, en préservant l'authenticité des volumes et des éléments d'origine : charpentes et maçonneries reconstruites, isolation en chanvre naturel, chauffage au sol, menuiseries double vitrage.

La maison

Elle est élevée de deux niveaux, sur caves voûtées et sous couverture à deux versants en tuiles plates. Les trois volumes successifs, construits respectivement en 1750, 1820 et 1834, se lisent par leur enduit respectif. Celui de 1750 est le plus ample. Sa façade principale est rythmée, au rez-de-chaussée, par deux portes et deux fenêtres à linteaux cintrés en pierre, avec menuiseries et contrevents en bois, à l'étage par deux fenêtres carrées et une lucarne capucine. La présence d'une poulie en saillie rappelle que la montée des grains s'opérait jadis ici. Les prolongations reprennent le même principe : une porte avec perron en pierre, une fenêtre au rez-de-chaussée, une fenêtre carrée à l'étage. Le bâtiment est aménagé en deux logements, disposant chacun de leurs accès, compteur électrique et système de chauffage.

L'habitation principale
Le rez-de-chaussée comprend un salon traversant, qui reçoit la lumière naturelle de quatre ouvertures. Le plafond à la française est éclairci par un badigeon à la chaux, tandis que le sol associe parquet à lames de chêne et carrelage en pierre. S'y trouvent un évier en pierre, un braisier et une cheminée avec linteau en pierre, dans laquelle est intégré un insert double face. La cuisine équipée a conservé plafond à la française, dallage et évier en pierre d'origine. Elle possède un espace repas. Un cabinet de toilette complète le niveau.
L'étage se compose d'une chambre à coucher mansardée, parquetée, éclairée par deux ouvertures dont une fenêtre de toit. Un couloir dessert des toilettes, une salle de douche, puis une pièce de nuit, mansardée, parquetée, avec charpente apparente, reliée au salon via un escalier dérobé.

L'appartement
Accessible depuis l'extérieur par une entrée indépendante, il communique avec le salon du logis principal par une porte double à isolation phonique renforcée. Le rez-de-chaussée comprend une cuisine traversante équipée, avec espace repas organisé autour d'une cheminée bourguignonne, évier en pierre à deux niveaux et braisier. La salle de séjour est agrémentée d'un poêle en fonte, habillé de panneaux en faïence à décor polychrome du 19e s. Des toilettes complètent le niveau. À l'étage, un palier avec espace de rangement, dessert deux chambres à coucher mansardées, aux charpentes apparentes et parquet à lames de chêne. L'une est prolongée par un balconnet, d'où la vue porte sur la cour. Plus loin, se trouvent des sanitaires et une salle de douche.

Les caves
Elles sont accessibles depuis la cour par deux entrées indépendantes. La première dessert l'ancien fumoir, restauré en laverie et toilettes, deux espaces voûtés, en pierre, totalisant une surface d'environ 35 m², et l'ancienne salle des roues, directement reliée au bief et ouverte par une voûte vers le parc. La seconde donne accès à deux caves de quelque 30 m², aménagées en local technique, où sont installées deux pompes à chaleur sur capteurs horizontaux, qui alimentent le chauffage des deux logements.

Le pigeonnier et la grangette

Édifié au 18e s., restauré et aménagé en gîte, il constitue un logement indépendant d'environ 80 m², élevé de trois niveaux et coiffé d'un toit en pavillon. La grangette attenante ouvre sur le parc par deux voûtes en pierre ; son plafond à solives et planches comprend un espace couvert d'environ 44 m², qui prolonge la partie repas du gîte. Une porte vitrée à petits carreaux donne accès au pigeonnier, qui se tient quelques marches en contrebas.
Le niveau inférieur, d'environ 14 m², au sol en tomettes, réunit une cuisine équipée sous solives apparentes, un espace repas ouvert sur le parc et une salle de douche avec toilettes. Accessible par un escalier en bois, le séjour, avec plancher au sol et murs badigeonnés d'ocre, s'ouvre également sur le parc via une porte-fenêtre avec balconnet. Une chambre à coucher occupe la mezzanine au niveau supérieur, sous une voûte d'arêtes en tuf enduite à la chaux. Des boulins tapissent les parois, une poutre de charge, avec poulie d'origine, traverse l'espace. Le sol est parqueté, le garde-corps en bois brut.

Les dépendances

En retour d'équerre sur la cour, la grange, l'écurie et la bergerie forment un ensemble en pierre avec charpente apparente et sol en terre. La grange s'ouvre sur la cour via une grande porte charretière cintrée. Un fenil occupe la partie haute, son sol est en terre battue. L'écurie, attenante, a conservé ses stalles en bois, son auge en pierre et sa porte à deux vantaux. Un auvent en tuiles, porté par une charpente en bois, court le long de la façade habillée par une vigne vierge. Les volumes, par leur hauteur sous charpente et la solidité de leur maçonnerie, représentent un potentiel de conversion ; ils sont prolongés par la bergerie de 1844 et son fenil.

Le fournil du 18e s.

Bâtiment indépendant en pierre, retrouvé partiellement enterré, il a été dégagé et restauré depuis. Le corps cylindrique du four fait saillie sur le pignon, couvert de pierres de lave. La souche de cheminée en briques couronne le toit à deux versants en tuiles. D'une superficie d'environ 14 m², son sol est en tomettes hexagonales, son plafond constitué d'une charpente à chevrons. Le four à pain a conservé son linteau et son manteau en pierre blanche, ainsi que sa voûte en brique et sa porte en fonte. Un lavabo complète l'espace dédié à l’accueil, en complément du gîte.

Le parc

La cour et le jardin sont méticuleusement entretenus et aménagés. Iris, rosiers, hémérocalles, pivoines et lilas rythment les saisons, tandis que tilleuls, pommiers et un frêne, composent un cadre planté de grande maturité. Au-delà, environ 5,6 ha de prairies descendent en corridor le long de l'Ozerain. Les prés, adaptés au pâturage, sont loués sous bail agricole à l'exploitant voisin. Les coteaux boisés ferment l'horizon. L'Ozerain bifurque en bief et sous-bief en traversant la propriété. Ces derniers, dont les écluses sont fermées depuis longtemps, ne sont plus alimentés que par le ruissellement des eaux de pluie. La mare, historiquement présente sur la propriété, est dans le même état. La remise en eau est techniquement réalisable, mais demande un investissement.

Our opinion

L'Auxois est une terre marquée par la grandeur des ducs de Bourgogne : Semur-en-Auxois, Flavigny-sur-Ozerain, Alésia, composent un territoire de patrimoine d'une densité rare en France. Le moulin, mentionné dès 1026, en est l'un des témoins les plus anciens et les plus discrets. Les volumes des dépendances, la sobriété des intérieurs, le cadre verdoyant de la vallée et la présence de l'Ozerain, font du logis un lieu singulier, prêt à accueillir une maison de famille, une résidence de vacances ou un projet d'hébergement touristique. Ici, le temps marque une pause et l'histoire reprend voix. La douceur des enduits à la chaux, la solidité tranquille des pierres, la rigueur technique de la restauration alliée au respect total des éléments d'origine : tout concourt à faire du moulin une adresse où le confort contemporain et l'authenticité du bâti ne se contredisent pas.

Exclusive sale

985 000 €
Fees at the Vendor’s expense


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Reference 286522

Land registry surface area 5 ha 61 a 30 ca
Main building floor area 260 m²
Number of bedrooms 5
Outbuildings floor area 320 m²
including refurbished area 75 m²

Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Irene Aristeguieta +33 1 42 84 80 85

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NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.

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