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Location
Entre le nord et le sud de l’Europe, la Bourgogne est un point de passage incontournable sur l’axe Paris-Lyon-Marseille, entre tendres pâtures, forêts de feuillus et côtes viticoles. Les édifices romans préservés jalonnent le territoire, dont l’abbaye Cluny qui en fut le plus imposant témoignage est située à 15 min de route et a accueilli 140 000 visiteurs en 2025.
Le territoire est très bien desservi par les gares TGV de Le Creusot et de Mâcon situées à 30 min de route et permettant ainsi de rejoindre Paris en 2 h 00 porte à porte. Les accès à l’autoroute A6 situés à 30 min, permettent par ailleurs de relier Lyon en 1 h 20 et Genève en 2 h 00.
Sur la route touristique allant de Beaune à Cluny et longeant la voie cyclable verte, le château est situé au cœur du village, avec les premiers commerces de proximité accessibles à pied.
Description
Il fut édifié au début du 17ème siècle (1605-1629) par Antoine et Jacques du Blé, marquis d’Huxelles, descendants d’une famille bourguignonne noble de longue lignée. Proches de la cour à Paris, les influences architecturales et artistiques de l’époque vont transparaitre à Cormatin. Les appartements de l’aile nord, conservés dans leur état d'origine constituent l’un des plus beaux exemples en France de pièces du début du 17ème siècle. Au cours du 19ème siècle, le poète Alphonse de Lamartine y séjourna à plusieurs reprises qualifiant Cormatin d’« un séjour d’attraits, d’art et de délices ». Le domaine est acquis à la fin de 19ème siècle par Raoul Gunsbourg, fantasque directeur de l’opéra de Monte-Carlo qui laissera son empreinte d’un style éclectique dans certaines pièces de l’aile ouest. Suite à une période d’abandon, le château de Cormatin fut repris par les propriétaires actuels dans les années 1980 et s’ensuivirent de nombreuses campagnes de restauration, de remise en valeur des intérieurs et de création des jardins afin d’ouvrir l’ensemble au public, accueillant aujourd’hui chaque année plus de 50 000 visiteurs, faisant du château de Cormatin l’un des monuments privés les plus visités de Bourgogne.
L'aile nord
Il s’agit de l’aile la plus tardive édifiée entre 1622 et 1625 pour Jacques du Blé et conservée dans un état d’origine remarquable.Le rez-de-chaussée
Une imposante cage d’escalier dite « vide à la moderne », véritable prouesse architecturale en son temps, impressionne le visiteur. Elle sépare au rez-de-chaussée les appartements du marquis de ceux de la marquise, comprenant à l’origine chacun quatre pièces : une antichambre, une chambre, un cabinet d’étude et une garde-robe. Elles sont ornées de décors allégoriques et symboliques peints sur boiseries de hauteur ou de soubassement, de plafonds à caissons ou de plafonds avec poutres et solives. Les sols sont majoritairement couverts de tomettes. Le cabinet d’étude du marquis, dit cabinet de Sainte-Cécile ou cabinet d’Harmonie constitue la pièce majeure et la plus aboutie des appartements, entièrement couverte de panneaux de bois peint et aux dorures abondantes, où sont notamment représentées les vertus cardinales. Une cuisine ayant conservée une atmosphère authentique, a été implantée lors de la révolution française dans l’ancienne antichambre du marquis.
Le premier étage
Un vaste salon aux teintes rouges et noires avec une cheminée en bois, a été aménagé selon l’esprit de la fin du 19ème siècle. A la suite et au centre de l’aile, l’ancienne chambre d’Alphonse de Lamartine demeure. D’autres pièces, selon la même configuration que le rez-de-chaussée pourraient être encore rénovées.
L'aile ouest
Plus étroite, elle était vraisemblablement constituée d’une galerie permettant de rejoindre les appartements de l’aile sud et de l’aile nord au 17ème siècle. Elle a été réaménagée sous la possession de Raoul Gunsbourg au rez-de-chaussée et par les propriétaires actuels au premier étage.Le rez-de-chaussée
Il est composé de différentes pièces de réception desservies par un long corridor à l’est. Elles sont couvertes de sols en terrazzo ou de parquets. Ouverte sur le vestibule, une chapelle est également présente. Dans le pavillon sud-ouest, une chambre dite de Cécile Sorel est ornée de vitraux, de parquet, de tendues rouges et de cuirs gaufrés de Cordoue au plafond. Un escalier de service en pierre mène à l’étage.
Le premier étage
Un palier dessert deux appartements au confort moderne avec un système de chauffage et des huisseries en double vitrage. L’un est situé dans le pavillon sud-ouest comprenant une grande pièce ouverte sur trois expositions avec parquet et cheminée en pierre, poursuivi par une cuisine et une salle d’eau. Dans le corps central de l’aile, le second est composé d’une salle à manger aux décors Belle-Epoque, d’une cuisine récente, d’un salon avec boiseries en chêne et tendues aux murs, d’une chambre avec cheminée en marbre et alcôve, d’un bureau et d’une salle d’eau.
Les dépendances
Les dépendances, utilitaires et à taille humaine sont situées entre le château et le village.Le bâtiment de dépendances
En empruntant l’allée, les dépendances principales formaient à l’origine une basse-cour à l’entrée du château. Elevées en pierre et couvertes de tuiles plates, partiellement reconstruites ces dernières décennies elles se composent de deux ailes en « L » abritant une vaste orangerie poursuivie d’un porche ouvert vers le potager. A l’angle des deux ailes une ancienne tour médiévale à rénover. En retour d’équerre un vaste volume sert à abriter le matériel nécessaire à l’entretien du domaine et a pu accueillir par le passé des représentations de théâtre grâce à la présence de gradins. Des toilettes dans ce bâtiment sont également à la disposition des visiteurs.
La maison
Plus à l’écart au cœur du village, une maison à rénover mais dont la couverture a été refaite récemment, sert à loger le personnel de manière temporaire.
Le bâtiment de réception
A l’entrée du domaine, une ancienne maison élevée en pierre sur caves, sert à l’accueil des visiteurs, avec une vaste pièce couverte de tomettes et abritant la billetterie et une boutique.
Le parc
L’ensemble du parc, inscrit au titre des Monuments Historiques a été entièrement redessiné dans les années 1990, selon les pensées allégoriques et symboliques du 17ème siècle et l’esprit des décors intérieurs. A cette occasion les douves ont été recreusées formant avec l’assise du château le quadrilatère qui servira de format aux parterres. L’ensemble du parc est abondamment alimenté en eau grâce à la rivière Grosne qui le longe et un bras de cette même rivière qui le contourne formant ainsi une île. Un vaste parterre fleuri fait face à l’aile nord, prolongé par un labyrinthe entouré d’eau au centre duquel se dresse une volière. Une allée de tilleuls bicentenaires dite de Lamartine longe le parc à l’ouest entre la rivière et un bassin menant au théâtre de verdure. Un canal au sud permet de rejoindre le potager à l'arrière des dépendances.Our opinion
Œuvre artistique complète pensée par une famille noble bourguignonne il y a 400 ans afin d’assoir son pouvoir, le château de Cormatin a retrouvé sa grandeur d’antan à force de quatre décennies d’un travail tant herculéen que minutieux. Il est aujourd’hui devenu un phare touristique et culturel régional permettant de subvenir de manière autonome à son entretien et d’en assurer sa pérennité, gageure si rare dans nos monuments anciens. Le prochain occupant aura ainsi le loisir de profiter de l’aboutissement du travail effectué, pouvant parachever la rénovation de certaines pièces et poursuivre le rayonnement de ce monument dans un coin de Bourgogne empreint d’une paisible douceur.
Reference 239557
| Main building floor area | 1440 m² |
| Land registry surface area | 11 ha 37 a 94 ca |
NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.