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Location
Dans le sud-ouest de la France, au cœur du vignoble du Tarn, Gaillac s'est développée sur les rives de la rivière qui lui a donné ses paysages et son négoce. Cité d'art et d'histoire née autour de son abbaye bénédictine Saint-Michel, fondée au 10e s., la ville conjugue un centre ancien de brique et de bois, des places à couverts et l'un des plus anciens vignobles de France. La propriété est établie dans le centre historique, dans une rue paisible, à quelques pas des berges du Tarn et des jardins de l'abbaye. Commerces et services sont accessibles à pied. Les nombreux trains au départ de la gare de Gaillac rejoignent Toulouse en moins de 1 h, soit la même durée qui la sépare de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Albi est à 25 min par la route.
Description
Les constructions sont principalement réalisées en brique foraine, parfois enduite, et couvertes de toitures à deux ou plusieurs pans en tuiles canal. Sur rue, la maison principale présente une façade ordonnancée de trois niveaux, rythmée de baies droites ou cintrées, de cordons de brique et de garde-corps en ferronnerie.
Côté jardin, les élévations, plus irrégulières, traduisent les différentes campagnes de construction. La chapelle se distingue par son volume plus élevé, sa toiture à croupes et son petit clocher de brique et de pierre surmonté d’une croix.
La maison principale, élevée de deux étages, comprend notamment une vaste pièce de réception avec cheminée, une cuisine, six chambres, deux cabinets de travail et plusieurs salles de bain ou d’eau. À ces lieux de vie, s’ajoutent des greniers et un espace inférieur de caves et de dépendances, donnant sur rue, qui constituent un niveau entier susceptible d’être aménagé en habitation complémentaire.
Un corps de bâtiment relié à la demeure réunit la chapelle au rez-de-chaussée et une salle de billard à l’étage. L’ensemble est complété par un appartement indépendant d’une chambre. Plusieurs escaliers et accès distincts permettent d’envisager une utilisation commune ou séparée des différentes parties.
L’habitation principale
En contrebas du jardin, le rez-de-chaussée a été entièrement remanié dans les années 1980 : les espaces y sont décloisonnés, les circulations ouvertes et les aménagements marqués par l’emploi de miroirs, de portes coulissantes, de mobilier intégré et de couleurs soutenues. Il s’organise autour d’une vaste salle de séjour, avec cheminée et plafond à poutres apparentes, qui communique avec la cuisine. Un dégagement conduit à deux chambres à coucher, un cabinet de travail, deux salles de bain, des toilettes et une buanderie. À l’étage, un long couloir dessert quatre pièces de nuit, une salle à manger, une cuisine, une salle d’eau et des sanitaires. Un grand grenier, accessible depuis le palier, reste à aménager. Les pièces ont conservé plusieurs éléments anciens : parquets, cheminées en bois ou en pierre, menuiseries traditionnelles et fenêtres à petits carreaux.Les entresols de liaison
Entre les niveaux principaux, deux demi-étages assurent la liaison avec la chapelle et l’appartement. Le premier comprend une pièce aux murs de brique apparente, plafond à poutres et solives et éclairée par un vitrail aux verres colorés. Une ancienne glacière y subsiste. Une petite cave à vin, aménagée de casiers, lui est attenante. Le second est occupé par une salle de billard, également conçue comme salle de musique. Un revêtement textile projeté sur les murs en améliore l’isolation phonique tandis qu’un bar complète le lieu de convivialité. Une porte vitrée à grands carreaux ouvre sur un balcon établi au-dessus de la cour intérieure. Escaliers en bois et pierre, aux rampes ouvragées, relient les espaces aux différentes parties de l’ensemble.L’appartement
Un escalier extérieur mène à un balcon établi en surplomb de la cour, puis à l’entrée de l’appartement. À gauche, une chambre à coucher, pavée de dalles roses, reçoit la lumière naturelle d'une fenêtre à petits carreaux, tournée vers la cour intérieure. En face, la vaste salle de séjour, traversée de poutres apparentes, prend jour par deux grandes fenêtres à larges carreaux ouvertes sur le jardin et ses arbres. Une cheminée réunit marbre veiné et manteau de bois peint, surmonté d’un trumeau à miroir. Dans le prolongement, une cuisine aménagée conduit à une salle d’eau avec toilettes. Pourvu d’une adresse propre et accessible depuis une cour intérieure, le logement peut être utilisé indépendamment de l’habitation principale.La chapelle
Dans le prolongement des différents corps de bâtiment, d'une superficie de 67 m², elle est équipée d'un placard qui se décline sur toute sa longueur. Son architecture néogothique se lit dans la voûte croisée d’ogives, dont les nervures descendent le long de colonnes engagées aux chapiteaux sculptés. De hautes baies en lancette, garnies de vitraux géométriques rouges, bleus et jaunes, diffusent une lumière colorée sur les murs enduits. Au sol, des carreaux de ciment hexagonaux composent un semis d’étoiles polychromes. Légèrement surélevé et précédé d’une grille de communion en ferronnerie, l’autel prend place au fond de l’édifice. Des statues polychromes l’entourent, posées sur des consoles ouvragées ou logées dans des niches à arc brisé. Les bancs de bois sont en place. Reliée à la maison par l’entresol, la chapelle possède également un accès extérieur indépendant.Les caves et dépendances
Un escalier maçonné, légèrement courbe et longé par la même rampe en fer forgé que celle des étages, mène au niveau inférieur. Autour d’un dégagement, se répartissent plusieurs pièces, un atelier et des caves. Leur ampleur, leur hauteur sous plafond et l’existence d’un accès indépendant autorisent à imaginer, après travaux et sous réserve des autorisations requises, la création de logements. Plusieurs baies anciennes, aujourd’hui murées, pourraient être réhabilitées. La pièce principale conserve un sol en tomette, des lambris bas et un évier maçonné habillé de carreaux décorés. Une large fenêtre à deux vantaux, protégée par une grille, donne vers le jardin et le Tarn. Sur un mur, un tableau consigne les noms des donateurs et les sommes versées entre 1876 et 1899, témoignage de l’ancienne destination des lieux. Un local renferme la pompe à chaleur et son ballon.Le jardin clos
Franchie l’une des portes sur rue, le jardin forme un premier espace de transition avant la maison et la chapelle. Entièrement clos par les façades en brique des différents corps de bâtiment, il est protégé des regards. Son sol couvert de gravier est ponctué de massifs bas, soulignés de bordures en terre cuite, et de rosiers palissés contre les murs. Un cèdre ancien en occupe le centre, accompagné d’un tilleul, d’un cyprès et d’un albzia. Leur ramure apporte ombre et fraîcheur aux abords de la maison. Plusieurs emmarchements conduisent aux différentes entrées. Sur un côté, les hautes baies en lancette de la chapelle rythment la façade et dominent le jardin.La cour intérieure
Accessible depuis une deuxième adresse, elle constitue un autre sas entre la rue et les bâtiments. De proportions plus resserrées, elle est pavée de carreaux de terre cuite et encadrée de hautes façades en brique. Elle distribue les pièces d’entresol ainsi que l’appartement indépendant, auquel mène un escalier extérieur en bois à vis. Deux balcons la surplombent : l’un prolonge la salle de billard, l’autre précède l’entrée de l’appartement. Une balustrade de pierre, ajourée de motifs en croix, borde également l’un des passages en hauteur. La cour met ainsi en relation plusieurs parties de l’ensemble, tout en préservant leur autonomie.Our opinion
Plus qu’une demeure, un fragment de ville dont les trois adresses racontent la formation progressive. Derrière des façades longtemps demeurées discrètes, la chapelle constitue la véritable surprise des lieux et confère à la propriété une profondeur historique encore à documenter. La pluralité des accès et circulations autorise plusieurs lectures : grande maison familiale, résidence partagée, activité d’accueil ou projet associant habitation et espaces professionnels ou culturels. L’appartement et la maison peuvent conserver leur autonomie, tandis que les volumes inférieurs ou supérieurs ouvrent d’autres perspectives d’aménagement. Une rénovation permettrait de révéler l’unité d’un ensemble atypique, dont l’architecture, les espaces extérieurs clos et la distribution intérieure, forment un monde à part tout en poésie, dans le centre ancien de Gaillac.
Reference 742548
| Main building floor area | 438 m² |
| Outbuildings floor area | 474 m² |
| Land registry surface area | 683 m² |
French Energy Performance Diagnosis
NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.