À Nantes, près de la place Aristide-Briand,
un hôtel particulier de 1890, son jardin clos et sa maison à pans de bois
Nantes, LOIRE-ATLANTIQUE pays-de-loire 44000 FR

The online English translation will soon be available.

Location

En Loire-Atlantique, Nantes s’est développée au confluent de la Loire et de l’Erdre. Au 18e s., le commerce maritime a fait sa fortune : armateurs et négociants ont fait bâtir des hôtels particuliers aux façades de tuffeau, d’abord sur les quais, puis dans les quartiers nouvellement aménagés. Au siècle suivant, l’urbanisation s’est poursuivie vers l’ouest. Inauguré en 1851 à la lisière de la ville, sur l’actuelle place Aristide-Briand, un palais de justice néoclassique a depuis été converti en hôtel. Immeubles et demeures bourgeoises se sont ensuite élevés dans les rues alentour jusqu’à la fin du siècle. Depuis la place, le théâtre Graslin, le passage Pommeraye, les rues commerçantes et le marché de Talensac sont accessibles à pied en quelques minutes. Le tramway dessert l’ensemble de l’agglomération. La gare permet de rejoindre Paris en un peu plus de 2 h en TGV, tandis que l’aéroport Nantes-Atlantique se trouve à une vingtaine de minutes.

Description

L’hôtel particulier a été édifié vers 1890, à l’alignement de la rue, sur une parcelle de près de 500 m². Un passage couvert traverse le rez-de-chaussée et conduit à un jardin clos de murs, où poussent notamment un troène et des palmiers. Une seconde maison s’élève au fond de la parcelle. Sur rue, la façade en pierre de taille à refends compte quatre travées. Le bâtiment comprend un rez-de-chaussée surélevé, un étage et un étage de comble, sous une toiture en ardoise. Une porte cochère en plein cintre, surmontée d’une agrafe sculptée, occupe la première travée. À l’étage, un balcon sur consoles relie les deux baies centrales, encadrées par deux balconnets. Trois lucarnes percent le comble : une lucarne centrale à deux baies, coiffée d’un fronton cintré, flanquée de deux œils-de-bœuf. Côté jardin, la façade enduite est rythmée par des chaînes à refends et des encadrements en tuffeau. Trois portes-fenêtres ouvrent de plain-pied sur une terrasse dallée. À rénover, la seconde maison associe pans de bois peints et brique. Elle développe près de 100 m² sur deux niveaux. L’hôtel particulier compte quelque 360 m² habitables, répartis sur trois niveaux et un sous-sol complet, avec trois pièces de réception et six chambres.

Le porche

Une porte cochère en bois peint en rouge sang-de-bœuf, à deux vantaux moulurés barrés d’une frise sculptée, ouvre sur la rue. Son imposte en demi-cercle est divisée en trois jours : un ovale central cerné de moulures et deux baies latérales, fermées par des grilles à rinceaux. Le porche traverse le rez-de-chaussée jusqu’au jardin et couvre près de 40 m². Le sol est dallé de carreaux clairs, tandis que des lambris d’appui ornés de losanges et de rosettes revêtent les murs. Des pilastres et des bandeaux à entrelacs structurent le plafond, agrémenté d’une rosace à motif d’acanthe. Côté jardin, une porte vitrée s’inscrit dans une arcade en plein cintre, surmontée d’une agrafe. À mi-longueur du porche, un perron intérieur en demi-lune, composé de degrés de pierre, conduit à la maison. Sa porte vitrée à petits carreaux est encadrée et surmontée de vitraux aux motifs géométriques rouges et bleus.

La maison

Sur rue, les baies du rez-de-chaussée surélevé sont protégées par des garde-corps en fer forgé, dont les fers plats s’enroulent en volutes aux courbes en coup de fouet. Une corniche saillante sépare ce niveau de l’étage, où les fenêtres sont encadrées de moulures et surmontées d’une clé. Le balcon repose sur trois consoles à enroulement. Une feuille d’acanthe orne chacune de leurs volutes, d’où retombe une guirlande de laurier, au-dessus de cannelures terminées par des gouttes. Peints en noir, le garde-corps du balcon et ceux des balconnets dessinent des rinceaux symétriques en C et en S, ponctués de fleurons. Une corniche à modillons couronne la façade. Côté jardin, les baies sont couvertes d’arcs segmentaires et soulignées d’appuis saillants. Un bandeau marque le niveau du premier étage.

Le rez-de-chaussée
L’entrée présente un sol dallé de grandes pierres claires et des lambris d’appui à panneaux, surmontés d’une cimaise. Côté rue, la salle de séjour et le salon se succèdent en enfilade, sur un parquet à bâtons rompus. La salle de séjour est ornée de boiseries à filets dorés et d’agrafes rocaille. Au-dessus de la porte, un mascaron féminin surmonte une guirlande de roses. La cheminée en marbre blanc, décorée d’une coquille et de feuilles d’acanthe, est surmontée d’un trumeau de glace au cadre doré. La pièce s’arrondit en façade, où deux hautes fenêtres sont protégées par des garde-corps en fer forgé. Le salon se distingue par son plafond à caissons et ses volets intérieurs sculptés de rosaces. Côté jardin, la salle à manger est dotée d’une cheminée en marbre noir et ouvre sur la terrasse, tout comme la cuisine voisine. Des toilettes sont aménagés à ce niveau..

Le premier étage
L’escalier s’élève dans une cage en hémicycle, le long d’une rampe à balustres de fonte bagués de laiton. Le palier dessert quatre chambres, dont les sols sont parquetés de lames droites. Côté rue, deux chambres ouvrent par des portes-fenêtres, l’une sur le balcon, l’autre sur un balconnet. La première conserve une cheminée en marbre blanc ornée d’une coquille. La cloison qui séparait les deux pièces a été déposée. Côté jardin, deux chambres sont chacune éclairées par deux hautes fenêtres. La plus grande est dotée d’une cheminée de style Louis XVI en bois peint, aux jambages cannelés ; l’autre, dont un mur s’arrondit, conserve une cheminée en marbre rouge veiné. Une salle de bains, dallée de carreaux vert céladon soulignés d’une frise noire, a conservé son lavabo double des années 1930. L’étage comprend également une seconde salle de bains, deux cabinets de toilette et des toilettes.

Le second étage
Il se développe sous les rampants, avec des sols parquetés de pin à larges lames. Au centre, une salle de jeux est éclairée par deux fenêtres de toit et trois baies donnant sur un patio sous verrière, dont les murs sont peints en bleu Majorelle. Côté rue, deux chambres prennent le jour, l’une par les deux baies de la grande lucarne centrale, l’autre par un œil-de-bœuf. Comme au premier étage, la cloison qui les séparait a été déposée. Une lingerie ou pièce de rangement est éclairée par le second œil-de-bœuf. La buanderie a conservé son évier sur pieds et son décor d’origine : murs et plafond carrelés de faïence blancs biseautée, frise lie-de-vin et sol en carreaux de ciment à fleurons, soulignés d’une bordure. L’étage comprend également un débarras, des toilettes et un grenier.

Le sous-sol
Il est accessible par un escalier et s'étend sur plus de 100 m², sous toute la maison. Une porte basse, percée dans le soubassement, permet également d’y accéder depuis la rue. Les murs sont en moellon de schiste et le plafond est constitué d’un plancher de béton. Des soupiraux protégés par des grilles assurent la ventilation du niveau. L'ensemble comprend trois caves, un bûcher et une chaufferie. L’une des caves, au sol de terre battue, se prête à la conservation du vin.

Le jardin et la dépendance

Le terrain se prolonge au-delà d’une terrasse dallée en opus incertum, d’où quelques marches de pierre descendent vers une aire gravillonnée. De hauts murs en moellon de schiste, couverts de lierre, en ferment les abords. Un troène au tronc incliné, des palmiers et une haie de lauriers dispensent leur ombre. Dans un angle, une grotte de rocaille s’adosse au mur. Au fond de la parcelle s’élève une maison à pans de bois peints et à remplissage de brique rouge. Sous un large avant-toit, un balcon à balustres tournés, souligné d’un lambrequin découpé, surmonte une remise ouverte. Élevée de deux niveaux, la bâtisse développe près de 100 m². Le rez-de-chaussée comprend une remise, un atelier et des toilettes ; l’étage, trois pièces parquetées. L’ensemble est à rénover entièrement.

Our opinion

Sur rue, la façade de pierre ne laisse rien deviner. Passé la porte cochère, le porche mène à un jardin clos, au fond duquel une maison à pans de bois semble tout droit venue d’une station balnéaire. Entre les deux, l’hôtel particulier porte la marque des époques qui l’ont façonné : boiseries rocaille rehaussées d’or, ferronneries aux courbes Art nouveau, salle de bains vert céladon des années 1930 et buanderie entièrement revêtue de faïence. Les générations se sont succédé sans effacer les traces du travail de leurs prédécesseurs. Après quelques années consacrées à des bureaux, le retour à l’habitation nécessiterait peu de travaux : deux cloisons à rétablir suffiraient à retrouver les six chambres. Quant à la dépendance, entièrement à rénover, elle pourrait devenir un atelier, un studio ou un logement indépendant.

1 990 000 €
Fees at the Vendor’s expense


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Reference 924770

Main building floor area 362 m²
Outbuildings floor area 92 m²
Land registry surface area 484 m²
Number of rooms 10
Number of bedrooms 6

Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Benjamin Plassart +33 1 42 84 80 85

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NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.

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