The online English translation will soon be available.
Location
En Isère, à une trentaine de kilomètres à l'est de Lyon et quelques kilomètres de Vienne, le château de Septème domine le village dont il porte le nom. Le site, connu dès l'époque romaine comme point de surveillance sur la voie reliant Vienne à Milan, occupe une position stratégique aux confins du Dauphiné, entre plaines agricoles, collines boisées et étangs. Le village conserve une église remaniée à plusieurs reprises et quelques commerces de proximité. Vienne et son patrimoine antique et médiéval sont à moins de 15 min. Les autoroutes A7 et A43 sont accessibles en 20 min environ, assurant des liaisons rapides vers Lyon, Grenoble et Valence. La gare de Lyon Part-Dieu et l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry se rejoignent en 35 à 45 min.
Description
L'ensemble est cantonné d'une tour ronde du 14e s., d'une tour carrée et d'un donjon conservé, tandis que subsistent plusieurs vestiges de courtines. Les toitures à forte pente, couvertes de tuiles plates composant un motif en losanges polychromes ou de poivrière, sont ponctuées de lucarnes et de hautes souches de cheminée.
À l'est, une allée conduit au porche d'entrée. Au sud, les jardins à la française s'ouvrent sur un parc arboré.
Une conciergerie et d'anciennes écuries, prennent place à proximité du logis principal et complètent l'organisation historique des lieux.
Le château
D'une superficie d'environ 2 700 m², il se développe sur un rez-de-cour, en partie sur caves, et sur trois étages, desservis par un escalier d'honneur en pierre et un escalier à vis du 15e s., logé dans une tour. L'ensemble a conservé sa cohérence, malgré les campagnes successives de construction.Le rez-de-chaussée
Organisé autour de la cour intérieure, il réunit les espaces de réception et de service. La salle des gardes, vaste pièce de caractère, s'organise autour d'une imposante cheminée sculptée aux armes de la famille. Dans son prolongement, la grande salle à manger présente un plafond à la française polychrome, une cheminée d'apparat et un décor de fenêtres peintes en trompe-l'œil. Dans la tour ronde, la cuisine des gardes a conservé son plafond voûté et sa cheminée d'origine. Côté service, cuisine, arrière cuisine, office et laverie se succèdent le long de la galerie à arcades. Un puits à roue de bois et un ancien cachot voûté occupent la tour d'angle. Des pièces complémentaires, dont trois autrefois affectées à une activité "d'escape game", ainsi que des toilettes, complètent le niveau.
Le premier étage
Il constitue l'étage d'apparat du château et comprend le grand salon Renaissance, avec cheminée sculptée armoriée, plafond à la française à frise peinte de grotesques, fenêtres à niches peintes et tapisseries anciennes. Dans sa continuité, se trouve une première loggia. Un second salon, au plafond à décor géométrique et cheminée de pierre, lui fait pendant. Desservis par la galerie des portraits, se tiennent en enfilade un bureau, la bibliothèque et plusieurs chambres à coucher personnalisées : parquet ou tomettes au sol, boiseries, plafonds à la française, cheminées en marbre. Les tours accueillent la salle des archives, classée MH, aux boiseries dorées et plafond vouté, ainsi qu'une pièce de nuit de style Renaissance. Trois salles de bain et deux sanitaires complètent le niveau.
Le deuxième étage
Il regroupe une salle d'apparat au plafond à frise peinte et cheminée sculptée, ouvrant sur une seconde loggia, d'où la vue porte sur les toitures et le paysage environnant. La galerie des gravures, dessert d'une part quatre chambres à coucher aux décors variés - toile de Jouy, papiers peints à motifs, tomettes, boiseries, plafonds à la française, cheminées de marbre - deux salles de bain et des toilettes, d'autre part trois pièces de nuit et des sanitaires. Des accès distincts permettent de rejoindre une lingerie, deux, puis trois chambres supplémentaires, ainsi que des combles aménageables.
Le troisième étage
Aménagé sous la charpente du donjon, il comprend trois chambres et une ancienne lingerie, desservies par un dégagement central, ainsi que des toilettes.
La conciergerie
Adossée aux remparts, elle constitue l'ultime témoin de l’ancien village disparu à la fin du 19e s. Construite en moellon calcaire enduit et coiffée d'une couverture en tuile plate, elle prend place dans l’ensemble castral. Ses façades sont rythmées par des fenêtres à meneaux, des ouvertures en anse de panier et une porte en plein cintre à encadrement chanfreiné. Entièrement restaurée en 2019, la maison, d'une superficie d’environ 220 m², communique avec un jardin indépendant. En soubassement, se trouvent trois caves. Le niveau principal se compose d'un vestibule qui dessert la salle à manger bibliothèque, la cuisine et le salon. Suivent un oratoire, un office et des toilettes. L'étage comprend six chambres à coucher, une salle de bain, une salle d'eau, une buanderie et des toilettes.Les anciennes écuries
En retrait de la cour du château, elles dessinent un vaste ensemble en forme de L, d’environ 1 200 m², dont la majeure partie est élevée de deux niveaux. Derrière les façades de pierre rythmées par de larges ouvertures, subsistent les témoins d’une importante activité équestre : écurie, sellerie, box et laverie. À l’étage, une ancienne partie d’habitation comprend six chambres, une cuisine, une salle de bain, des toilettes et plusieurs espaces de stockage. L'édifice est libre de toute protection au titre des MH, ses proportions, son authenticité et son implantation, peuvent se prêter à divers projets culturel, touristique ou événementiel, dans le respect de l’esprit des lieux.Les remparts et le vieux fort
Les remparts, édifiés au 13e s., classés MH, ceinturent le domaine et rappellent le rôle défensif qu’occupait autrefois le château. Ponctués par les portes fortifiées, le chemin de ronde, les archères et meurtrières, ils conservent une présence remarquable dans le paysage. À l’intérieur de l'enceinte subsistent les vestiges du vieux fort du 10e s., berceau de l’implantation castrale. Les traces de ses murailles primitives dessinent encore les contours de l’ancienne forteresse et témoignent de plus d’un millénaire d’histoire.Le parc
L’accès au domaine s’effectue par une porte fortifiée en arc brisé, ornée des armes de la famille et percée dans l’enceinte médiévale. Devant la façade sud du château, le jardin à la française serait la création de Gabriel Luizet : allées, parterres géométriques, buis taillés, rosiers et statue centrale, s’ouvrent sur un vaste panorama agricole. Dans l’enceinte de l’ancien fort, un verger courtois s’organise autour d’un bassin circulaire, tandis qu’un potager occupe une autre partie des anciennes fortifications. Le parc, planté d’arbres remarquables parmi lesquels un majestueux cèdre et des catalpas, est animé par la présence de paons en liberté. Un puits ancien, compté parmi les plus profonds puits privés de France, constitue l’un des éléments emblématiques de l’ancien bourg. Deux espaces de stationnement, à l'extérieur des remparts, totalisent près de 140 places.Un peu d'histoire
Protégés au titre des MH, le château de Septème et ses remparts constituent un ensemble patrimonial exceptionnel, illustrant l'évolution de l'architecture castrale dauphinoise du Moyen Âge à la Renaissance. À l'origine, se trouve un camp militaire romain, construit le long de la voie reliant Vienne à Milan, au niveau de la « septième borne », d'où l’origine du nom « Septème ». C'est sur cet emplacement qu'est édifié le château fort, dont l'existence est attestée par une charte de 1066. Il sera successivement la possession de la famille de Beauvoir puis de Philippe de Savoie. En 1355, lors du traité de Paris, il tombe aux mains des dauphins de Viennois. Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis, y séjournent dans la nuit du 16 au 17 juillet 1564. Sous l'Empire, Septème appartient au comte André d'Albon, maire de Lyon. Il est demeuré dans la même famille depuis lors.Our opinion
Le château de Septème est décrit par le médiéviste Bernard Demotz comme un « Vincennes à la savoyarde ». La formule se suffit à elle-même. Au-delà de son exceptionnelle stratification historique, de la présence romaine aux grandes familles féodales, des comtes de Savoie aux lignées qui l’ont façonné jusqu’à aujourd’hui, il reste avant tout une demeure vivante, habitée et soignée. Ses décors intérieurs, son architecture singulière et ses jardins préservés constituent autant de témoins d’un patrimoine transmis sans rupture au fil des siècles. Ouvert au public, il est aujourd’hui exploité pour des visites touristiques, activités et événements culturels. Une dynamique qui permet d'envisager un avenir profitable à court terme, dans le respect de l’âme unique de ce patrimoine exceptionnel.
Reference 370184
| Land registry surface area | 13 ha 37 a 35 ca |
| Main building floor area | 2700 m² |
| Number of bedrooms | 19 |
| Outbuildings floor area | 1110 m² |
| including refurbished area | 250 m² |
NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.